Récit de notre marche sur le Cape to Cape Track

135 kilomètres. Des paysages côtiers époustouflants, des plages de rêve, des forêts secrètes, des dauphins, des kangourous, des oiseaux, des rencontres…Haaa ! Mais que voilà un challenge qu'on veut bien le relever ! Il vend du rêve ce sentier ! Depuis notre tentative infructueuse du Skye Trail, en Ecosse, nous n’avions pas encore eu l’opportunité de nous essayer à un trek et de le compléter. Là, on l'a voulue, on l'a eue…

Le Cape to Cape Track : quésaco ?

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Les caractéristiques du chemin :  

 

Le trek s'étend sur 135km le long de l'arête géologique Leeuwin-Naturaliste, entre les phares de Cape Naturaliste, au Nord, et de Cape Leeuwin, au Sud, dans le Sud-Ouest de l'Australie-Occidentale. Les marcheurs les plus rapides peuvent le boucler en 4 à 5 jours, mais sur un rythme plus facilement soutenable, il faut compter jusqu'à 8 jours pour compléter le Cape to Cape Track.

La randonnée est gratuite, les sites de camping en chemin aussi (sauf si vous voulez du confort), et vu leur irrégularité, vous pouvez camper où bon vous semble (attention à ne rien laisser derrière vous et à ne pas vous installer trop en vue quand même...) !

 

Il faut savoir que c'est une randonnée de niveau 4 qui se fait en très grande partie sur le sable, d'où sa difficulté. Une seule section est adaptée aux fauteuils roulants, il s'agit de la balade qui part du phare de Cape Naturaliste et arrive au réputé Sugarloaf Rock. Le reste se fait sur des chemins ensablés, des chemins pierreux, des plages...

 

L'eau n'est pas si facile que cela à trouver, notamment en plein été, et même si vous avez de quoi filtrer ou purifier l'eau, vous n'aurez tout simplement pas toujours de liquide à traiter ! Alors, à moins de boire ou de filtrer votre propre urine, nous vous recommandons de partir avec pas mal d'eau sur vous et de remplir à chaque fois que vous trouverez un robinet (une vraie chasse au trésor !).

 

Et pour les amateurs de course d'orientation, votre passion sera mise à mal car le sentier est extrêmement bien balisé ! Tous les 100-200 mètres, un poteau indique la direction à suivre pour que même les archi-nuls en orientation comme nous (moi...) aillent vers l'arrivée.

Il faut aussi savoir que le soleil tape fort, même si les températures n'atteignent jamais plus de 30°C... Avis aux homards ! 

 

Un peu d'histoire : 

Les Wardandi, peuple Aborigène qui habitait la région, ont de tous temps sillonné cette côte, tant pour la migration que pour la pêche ou la chasse. Les premiers Européens ont commencé à arpenter le chemin entre Cape Naturaliste et Augusta et à le tracer en 1831 (merci à John Dewar et Andrew Smith). Depuis, le coin n'a cessé de gagner en popularité et le gouvernement australien y a créé un parc national. En 1980, Jane Scott traça le chemin actuel entre les deux phares et le trek fut officiellement ouvert en 2001 ! 

 

Deux sites pour préparer votre périple :

 

https://trailswa.com.au/trails/cape-to-cape-track/

 

http://www.capetocapetrack.com.au/

 

Tout ceci est donc bien beau, mais quid de ce que ce fut vraiment pour nous ? 

 

Le jour d'avant

lake clifton - stromatolithes - WA - Australia

 

Nous sommes au Lake Clifton, à admirer les stromatolithes (les formes de vie les plus anciennes sur Terre que l'on ne retrouve qu'à quelques endroits de la planète... Minute scientifique !), à marcher 7 petits kilomètres pour admirer quelques piafs (qui s'étaient bien cachés...) quand nous décidons de relever le défi le 16 mars dans l’après-midi. Pourquoi ? Les méandres de l'esprit sont impénétrables... 

 

Toujours est-il que nous sommes excités !

 

Nous préparons nos sacs : tente, sac de couchage, matelas, réchaud, veste de pluie, un short, un tee-shirt, deux culottes et surtout à manger (sachons tout de même raison garder, il ne s'agissait que de porridge, nouilles chinoises et noix ! Ce qui a aussi pesé dans la balance plus tard...).

Le plus dur à trouver sur le chemin étant l’eau, et malgré nos filtres, nous décidons de porter 4 litres par jour et par personne. Et notre sac s'est bien alourdi. Une dernière douche froide à Busselton (les meilleures douches de tout notre voyage !), une nuit sur les sièges avant de Choco à Dunsborough pour ne pas se prendre d'amende et le jour J arrive !

Jour 1 : un début en fanfare !

cape to cape track - WA - Australia - book

Le réveil sonne à 5h30. Nous prenons un copieux dernier petit-déjeuner face au soleil levant (et sous les regards incrédules de locaux et d'une Ranger) puis nous faisons route vers le phare de Cape Naturaliste où commence le trail. Nous décidons de laisser la voiture au plus proche de l'entrée du phare, en nous disant qu'au moins les Rangers y jetteront un œil de temps en temps.

Nous enfilons la chaussure gauche, puis la droite, puis le sac et nous nous mettons en r... Non. Nous retournons à la voiture, Matt a oublié son chapeau...

 

Nous nous mettons donc en r.... Ha ? Toujours pas, nous revenons vers la voiture, j'ai oublié mes lunettes de soleil... Quand on est une tête de linotte, on ne se refait pas !

 

Après avoir fait les girouettes pendant plusieurs minutes, nous nous mettons enfin en ROUTE !! Un bref arrêt pour écrire nos noms sur le livre d'or (qui sert tout autant pour les touristes se prenant pour Baudelaire que pour les Rangers recherchant les touristes se prenant pour Baudelaire qui se seraient égarés...) et nous voilà entamant notre trek à 9h45. 

 

Les premiers kilomètres ont un goût salé et un toucher venteux. Les paysages nous laissent pantois et la douce odeur de liberté infinie qui se dégage de ces immensités nous donnent des envies de courir cul nu, cheveux au vent tout en moulinant des bras et en criant "Freedoooom"... Ne sachant pas si les kangourous auraient apprécié, nous avons refréné nos élans et nous sommes contentés de crapahuter tout en nous extasiant devant chaque plage, chaque anse, chaque reptile...

 

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Puis nous traversons notre première plage. Dans toute sa longueur. Puis une deuxième. Un cours d'eau. Une autre plage. La splendeur des paysages et le soleil nous ont accompagnent tout au long de notre première journée de marche. Nous ne croisons âme qui vive. Personne. Nada. Mêmes les animaux nous boudent. Kangourous, dauphins, mouettes... Rien. Pourtant, nous ne puons pas (encore...). 

 

Une randonnée sans un être vivant, c'est vite monotone, et nous sommes heureux de nous arrêter enfin après 19km de marche. Le sable sur le sentier et les plages entières à traverser avec nos sacs de 8 à 10 kg n'ont pas rendu la chose facile. 

Nous cherchons un endroit où planter la tente depuis 16 heures et le premier camping officiel que nous avons passé était bien trop tôt dans la journée pour considérer nous y arrêter.

 

Mais quand la nuit commence à tomber, pas le choix, faut se poser ! Le problème du chemin, c'est que dès qu'on s'en écarte, c'est le bush, et qui dit bush dit buissons qui font mal, arbres très serrés et pentes... Après 8 heures de marche, nous montons le campement à 17h45 juste avant Rotary Lookout, à Canal Rocks Road. Et nous ne trouvons rien de mieux que de nous installer... sur le sentier ! Ha bah oui, boulets jusqu'au bout ! Nous avons mal partout, et nos noodles ne nous comblent pas l'estomac. Mais le thé est chaud, la tente est montée, et nous sommes toujours au taquet ! Et heureusement car demain, c'est une grosse journée qui nous attend !!

Jour 2 : une étape aigre-douce

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A 5 heures, au réveil, une vraie surprise nous attend : nous n'avons mal nulle part ! Nos 10 heures de sommeil nous ont réparés ! Après le (petit) petit-déjeuner, nous commençons à marcher à 7h45… 

Cette journée a été…pas tout à fait ce que l’on aurait voulu. 

Nous reprenons notre lente progression vers Cape Leeuwin, à travers le bush, sur les plages, dans les dunes, sur du sol mou et fuyant, du sol mou qui se tient et du sol mou mouillé.

Les eaux sont turquoise, les plages de sable blanc alternent avec les avancées de granit rouge aux rochers monumentaux et taillés par le vent et les vagues, le soleil joue de ses rayons sur les falaises et les vagues... Nous voyons nos premiers kangourous, surpris dans leur sieste et peu farouches. Nous apercevons de loin quelques dauphins. Un spectacle splendide... qui pourtant est vite devenu monotone.

 

Les kilomètres défilent, les paysages ne changent plus. Normal me direz-vous, c'est un sentier littoral... Certes, mais le vent fort constant, non-stop, et la quasi-absence de vie (animale ou humaine) rend la route longue.  Mais diantre ! Nous n'allons pas nous laisser abattre par tout cela ! L'arrivée de cette seconde journée a été toutefois applaudie (si si ! J'ai applaudi quand nous avons aperçu le village du haut de la falaise !)

 

 

 

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C'est ainsi qu'après 29 km et 10 heures de marche sur plus de 800 mètres de dénivelé (il y a pire, mais il faut tenir la distance !), nous arrivons à Gracetown, complètement morts, fourbus, reclus de douleurs. Le problème de cette étape, c'est qu'il n'y a pas de campement près du sentier. Vu notre état d'épuisement et le fait que nous ne pouvons pas monter notre tente de jour au risque de nous prendre une amende, nous nous faisons plaisir avec UNE bière et UN fish and chips... Oui. UNE et UN ! Etant donné le prix complètement exorbitant de la chose, nous préférons partager tout cela. Une action assez couillue que nous regretterons assez, nos muscles et notre estomac réclamant bien plus pour se remettre de l'effort. 

 

Cet arrêt est aussi l'occasion de remplir notre eau, mais nous devons pleurer pour que la serveuse du restaurant où nous avons mangé nous laisse recharger. En cause ? Le village vit de l'eau de pluie. L'eau potable est livrée et devient ainsi une denrée précieuse et très chère... 

 

La nuit étant tombée et le marchand de sable devenant assez insistant, nous retournons vers l'entrée du village et son parc. Là, près des toilettes, à moitié dans les buissons, cachés de la route et des phares, nous montons notre tente. Nous ne sommes pas malheureux de pouvoir faire nos ablutions dans les toilettes, et d'enfin pouvoir laver nos jambes noires de poussière et de sable (je crois que nous n'avons jamais été plus dégoûtés qu'hier quand il a fallu nous glisser dans nos sacs de couchage avec une pellicule de plusieurs millimètres sur chaque pied et chaque jambe... et les lingettes étaient un peu inutiles !).

 

Nos chevilles et pieds nous font extrêmement mal et souffrent beaucoup de la marche sur le sable qui constitue plus de 90% du sentier. Une vraie torture physique et mentale avec cette impression de ne jamais avancer. Mais arrêtons de nous plaindre, nous avons encore 87 km à faire !

 

Jour 3 : la défaite

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Le réveil a été plus dur que prévu à 5 heures. Nous nous étirons, nous déroulons notre corps endolori. Il fait encore nuit, et nous devons vite démonter la tente avant les premières lueurs du jour. Petits chenapans que nous sommes !

Nous prenons notre petit-déjeuner un peu plus loin, tout en admirant les prouesses de centaines de surfeurs sur les vagues d'un des spots les plus réputés. Les douleurs aux chevilles sont toujours là et notre estomac réclame plus de nourriture. Malgré tout, l'envie est toujours là, malgré tout, nous ne sommes plus si loin que cela. Malgré tout nous persévérons. Et nous nous mettons en route tant bien que mal. 

 

Les premiers kilomètres et les premières heures passent. Les plages sont toutes aussi belles les unes que les autres, mais nous commençons à en avoir ras la casquette. De cul nu, nous nous rêvons lovés dans un canapé confortable, avec un gros mug de thé à la main, trois enfants qui jouent avec nos deux chiens. Bon. Pas jusque-là, mais pas loin !

 

Le paysage est ainsi toujours aussi monotone. La houle de 5 mètres, les vagues cassantes et le vent omniprésent rendent le tout très bruyant et littéralement saoulant. Le soleil a décidé d'être timide aujourd'hui, hypocrite. Et puis soudain, une éclaircie. Pas dans le ciel, mais sur notre chemin. Nous quittons le bord de mer pour nous enfoncer pour quelques kilomètres dans les terres. 

  

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Un passage par Ellensbrook, maison construite en 1857 par la famille Bussell et des membres de la tribu Nyungar. Aujourd'hui propriété du National Trust, cet endroit a abrité pendant longtemps les campements aborigènes. Les tribus venaient en effet y chercher refuge contre les tempêtes hivernales et contre l'intense soleil estival.

 

Les environs sont superbes et font un bien fou aux yeux. Le vent est ici presque imperceptible, et un poids s'ôte de notre tête. Le silence. A peine entrecoupé de chants d'oiseaux qui virevoltent dans les Agonis flexuosa qui dégagent une douce odeur de menthe poivrée. 

Nous sommes au paradis ! Nous avons toujours mal aux chevilles, surtout moi, mais ce changement de décor opère doucement sa magie sur nous...

Nous nous engageons dans la forêt, sur une portion du sentier gravelée. Un soulagement pour nos pieds ! En crapahutant cahin-caha un peu plus loin, nous tombons sur la cascade de Meekadarribee, nommée par les Nyungar. "L'endroit où se baigne la lune". Avec une petite grotte, de l'autre côté. Accrochez-vous à vos chaussettes, voilà la légende du lieu :

 

"Une jeune fille, Mitanne, vint se promener près de la grotte la nuit pour se mirer dans l'eau, mais elle se fit réprimander par les Aînés. Contempler le reflet de la lune était en effet censé apporter la mort et la désolation. Mitanne était amoureuse d'un garçon, Nobel, mais elle était déjà promise à un des Aînés de la tribu. Nobel et Mitanne s'enfuirent ensemble un soir, et s'en vinrent vivre au pied de la cascade. Une nuit, l'Aîné envoya des guerriers à la recherche de Nobel et le fit tuer. Mitanne fut capturée et emmenée au camp. Mais elle se laissa mourir de chagrin et d'épuisement. Après sa mort, son esprit rejoignit celui de Nobel. Ils vivent encore dans la grotte derrière la cascade, et si l'on écoute bien, on peut les entendre soupirer."

 

Et nous avons fermé les yeux, respiré longuement et lentement, ouvrant grands nos oreilles. Nous nous sommes imprégnés du calme environnant et avons entendu les esprits de Mitanne et Nobel. Le vent dans une grotte fait travailler l'imagination !

Après cet interlude bienvenu, nous reprenons notre route. Nous croisons la route de trois humains (oui, cela existe encore sur ce sentier !), trois Aînés qui, nous voyant tout transpirants, nous offrent une poire et une pomme ponctionnés sur leur pique-nique... Ha, les vertus de la randonnée !

 

 

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Nous ne sommes plus très loin de la fin de notre étape. Nous avons encore une embouchure de rivière à traverser (en espérant qu'un banc de sable la ferme et que la houle ne soit pas trop haute pour éviter d'avoir à réaliser un détour de 5 km...). 

 

Et là, ce fut le drame. La tragédie. La débandade.

 

 

 

Au bout de quelques 5 heures et 15km de marche, mon mollet se décide à rendre l’âme. En bonne et due forme. Mes pieds criaient grâce, certes, aussi, mais la douleur lancinante et le calvaire de mon mollet avaient commencés déjà 3 heures plus tôt. Et là, soudain, mon corps a dit stop. 

Tout en me posant, en essayant de récupérer, d'engueler mon mollet, de cracher sur mes pieds, d'insulter mon corps, je réfléchis. Pourquoi ai-je aussi mal ? J'en ai fait des treks. Des randos. Dans le sable, en montagne, avec du fort dénivelé. Qu'est-ce qui est différent cette fois-ci pour être aussi mal ? 

 

Et puis, la lumière s'est faite... (si je l'avais eu à tous les étages dès le début du trek, rien de tout cela ne serait arrivé, et nous l'aurions fini...)

 

Je ne suis pourtant pas une débutante en rando, mais j'ai commis une erreur magistrale. Je n'avais encore jamais marché si longtemps et avec autant de poids avec mes Altra LonePeak 3.0. Ce sont des chaussures géniales pour les doigts de pied et le fait que ce soit des chaussures plates, donc meilleures pour les tendons. Mais comme nous sommes habitués depuis toujours à des chaussures qui ont un talon léger, même de quelques millimètres, il faut deux semaines d'adaptation aux LonePeak en les portant tous les jours… et les tongs, ça ne compte pas ! J'ai fait une erreur de novice et j'ai forcé ma chance… 

 

De là, plusieurs options s'offrent à nous. Nous installer directement pour la nuit très tôt et nous reposer. Ingurgiter des cachets, attendre leur effet et pousser jusqu'à l'arrivée, tout en sachant qu'il y a un risque de blessure plus importante. Ou rentrer chez nous. 

 

Matt commence aussi à en avoir marre du sable, même si ses pieds sont habitués aux chaussures depuis longtemps. Ou dit-il cela pour me faire me sentir mieux ? Toujours est-il que nous prenons la décision de rentrer. 

 A 4.5 km de la traversée de l'embouchure de Margaret River (sur la plage !) nous déclarons forfait et abandonnons notre challenge, la mort dans l’âme. 

 

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Mais nous ne sommes pas sortis de l'auberge pour autant. Il nous faut revenir à la voiture en stop, et pour faire du stop, il nous faut revenir à la route. Par une passe ensablée. De 2km de long. Je suis à l'agonie mais je serre les dents. Je refuse que Matt me prenne mon sac. On est une warrior ou on l'est pas (si tu remplaces beaucoup de lettres à warrior, ça donne aussi idiote...).

 

Comble de chance, un 4*4 arrive derrière nous et nous dépose à la route ! Et nous qui pensions vraiment galérer à revenir à notre point de départ, nous sommes agréablement surpris. 

En l'espace de 3 voitures sur une vingtaine en 1h30, nous revenons auprès de notre Chocolatine. J'ai d'ailleurs perdu mes excellentes tongs dans l'histoire… Ca me fera les pieds ! (Vous noterez l'excellent jeu de mots ici présent n'est-ce pas...)

 

Et là s'est terminée notre épopée…

 

Nous avons au total fait 63km sur les 135km, en 23heures de marche, soit quasiment la moitié ce qui est déjà bien de l'avis de Matt, pas assez de mon point de vue !

Notre bilan

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Le trek est splendide. Il n'y a pas à dire. Les eaux turquoise sont d'une couleur qui émerveille, les roches rouges contrastent magnifiquement avec les sables blancs. Les kangourous sont sympas, les dauphins lointains et l'on s'attend à chaque virage à croiser un groupe de naturistes hippies dansant sous le clair de soleil (image un peu bancale, certes, mais au moins vous avez l'idée !).

 

Le plus pénible aura définitivement été le sable omniprésent et le fait qu'à la longue, entre le vent, les paysages qui changent peu et le manque de vie, cela devienne monotone. Nous adorons la côte, l’océan, les plages, mais il n'y avait que peu d’endroits pour vraiment en profiter (la faute au bush !).

 

Si nous devions le refaire, nous prendrions plus de nourriture qui cale, quitte à être plus lourd. Ce sont de grosses journées d'effort qui doivent être réalisées, et le corps a besoin de carburant. Nous en manquions définitivement. En parlant de journée, nous forcerions un peu moins la deuxième journée, histoire de plus gagner en acclimatation. 

Et surtout, je ne mettrais pas de nouvelles chaussures plates pour un si long trek... 

 

Au final, c'est un trek que nous recommandons. Si vous n'êtes pas sportif, prenez votre temps. Rien n'est vraiment dur ou insurmontable. Ayez assez d'eau et de nourriture et soyez bien équipés. Et si vous devez le faire en 7 jours au lieu de 5, faites-le !

 

---> Et vous ? Vous avez déjà tenté de réaliser un challenge que vous avez dû abandonner ? <---


Et en vidéo, c'est pas mal non plus !



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